Écrire un livre, c’est comme partir en voyage sans carte ni boussole. On avance, on tâtonne, parfois on se perd. Et c’est justement dans ces premiers pas que se cachent les pièges les plus redoutables. Après avoir accompagné de nombreux auteurs en herbe et vécu moi-même ces passages délicats, je souhaite partager avec toi les erreurs classiques qui peuvent freiner ton élan créatif. Parce que oui, les connaître, c’est déjà les éviter.

Beaucoup de débutants pensent qu’il faut avoir tout prévu avant de commencer. Or, cette croyance peut devenir paralysante. Bien sûr, il est utile d’avoir une trame générale en tête. Néanmoins, attendre que chaque détail soit verrouillé te fera perdre un temps précieux.

D’ailleurs, certains des meilleurs récits naissent dans l’improvisation. En effet, l’écriture est un processus vivant qui évolue au fil des pages. Alors, lance-toi avec tes idées principales et laisse ton histoire se déployer naturellement. Tu ajusteras en cours de route.

Écrire uniquement quand l’inspiration frappe : voilà une erreur fatale. Par conséquent, ton manuscrit risque de rester éternellement inachevé. L’inspiration est capricieuse, tandis que la discipline, elle, produit des résultats concrets.

De plus, établir une routine d’écriture (voir mon article sur le sujet : »Comment créer les conditions idéales pour écrire avec régularité et plaisir« ) permet à ton esprit de se mettre en condition créative. Même quinze minutes par jour font la différence. En revanche, si tu attends le moment parfait, tu attendras toute ta vie. Ainsi, fixe toi des créneaux réguliers, même modestes, et tiens toi y. C’est la régularité qui transforme le projet en réalité.

Ton critique intérieur est probablement ton pire ennemi au démarrage. Effectivement, trop de débutants corrigent chaque phrase avant même de passer à la suivante. Pourtant, le premier jet n’a qu’un seul objectif : exister.

C’est pourquoi il faut accepter l’imperfection initiale. Laisse couler tes mots sans jugement, même s’ils te semblent maladroits. Ensuite, tu auras tout le temps de polir ton texte lors des relectures. En somme, sépare la phase d’écriture de la phase de correction. Tu verras que ta créativité s’en trouvera décuplée.

Écrire pour tout le monde, c’est n’écrire pour personne. Cependant, beaucoup d’auteurs débutants oublient de définir leur lectorat. Qui lira ton livre ? Quel âge a cette personne ? Qu’attend-elle de ton récit ?

Par ailleurs, connaître ton lecteur idéal t’aide à faire des choix narratifs cohérents. Dès lors, ton ton, ton vocabulaire et tes thèmes s’ajusteront naturellement. En définitive, cette clarté rendra ton texte plus percutant et authentique.

Un livre sans structure, c’est une maison sans fondations. Certes, tu n’as pas besoin d’un plan de vingt pages. Toutefois, connaître les grandes étapes de ton récit évite les divagations inutiles.

D’autre part, la structure offre un cadre rassurant qui te permet d’explorer en toute liberté. Notamment, identifier ton élément déclencheur, ton point culminant et ta résolution te donne des balises précieuses. Ainsi, tu gardes le cap même dans les moments de doute.

L’enthousiasme du début pousse souvent à créer une multitude de personnages. Malheureusement, cela dilue l’attention du lecteur et complique la narration. En réalité, mieux vaut avoir trois personnages complexes qu’une dizaine de silhouettes vagues.

De surcroît, chaque personnage important mérite une histoire, des motivations et une évolution propre. Autrement dit, prends le temps de les développer en profondeur. Finalement, ce sont eux qui donneront vie à ton récit et créeront l’émotion. Tu peux t’aider en faisant des personas avant de te lancer dans ton récit.

Sans conflit, pas d’histoire. Cependant, de nombreux débutants créent des récits où il ne se passe pas grand-chose. Or, le conflit est le moteur de ton récit. Il maintient l’intérêt du lecteur et donne du sens aux actions de tes personnages.

De même, ce conflit peut être externe (affronter un ennemi) ou interne (surmonter ses peurs). Dans tous les cas, il doit être présent dès les premières pages. Par conséquent, pose-toi cette question : qu’est-ce qui empêche mon personnage d’atteindre son objectif ?

Décrire un lieu pendant trois pages peut sembler poétique. Néanmoins, cela risque surtout d’endormir ton lecteur. En effet, les descriptions doivent servir l’action et l’ambiance, non la ralentir.

À l’inverse, alterne descriptions brèves et passages dynamiques. De cette façon, tu maintiens le rythme tout en plantant le décor. En outre, privilégie les détails sensoriels marquants plutôt que des inventaires exhaustifs. C’est la touche juste qui compte, pas la quantité.

L’obsession de l’originalité peut te bloquer pendant des mois. Pourtant, aucune histoire n’est totalement originale. Ce qui l’est, c’est ta voix, ta sensibilité, ton regard unique sur le monde.

Par ailleurs, les thèmes universels (l’amour, la perte, le courage) touchent précisément parce qu’ils résonnent en chacun de nous. Donc, ne cherche pas à réinventer la roue. Concentre-toi plutôt sur ta manière authentique de raconter. C’est là que réside ta véritable singularité.

Garder son manuscrit secret jusqu’à la dernière ligne : voilà une erreur répandue. Évidemment, montrer son travail rend vulnérable. Malgré tout, les retours extérieurs sont indispensables pour progresser.

En outre, rejoindre un atelier d’écriture ou partager ses textes avec des lecteurs bêta permet d’identifier les points faibles. D’autant plus que ces échanges nourrissent ta créativité et te motivent à continuer. Alors n’hésite pas à sortir de ta solitude d’écrivain. Tu peux t’inspirer de mon article « Trouver la bonne formule pour avancer dans ton récit« 

Écrire un livre est un marathon, pas un sprint. Pourtant, beaucoup abandonnent dès la première difficulté. Le syndrome de la page blanche, le doute, la fatigue : tous ces obstacles font partie du processus.

En revanche, les auteurs qui terminent leur livre sont simplement ceux qui refusent d’abandonner. Pour cette raison, accepte les passages difficiles comme des étapes normales. De plus, rappelle-toi pourquoi tu as commencé. Cette motivation initiale sera ton carburant dans les moments de découragement.

Penser que son premier jet est parfait : quelle illusion ! En réalité, tous les grands auteurs réécrivent et corrigent inlassablement. C’est d’ailleurs dans cette étape que ton texte gagne en profondeur et en clarté.

De surcroît, prends le temps de te relire à voix haute. Cette technique révèle les lourdeurs et les maladresses. Ensuite, n’hésite pas à solliciter un regard extérieur pour une correction plus poussée. Après tout, un texte poli fait toute la différence entre un manuscrit amateur et un livre abouti.

Chaque erreur que tu commettras te rapprochera de ton style et de ta voix. Car finalement, écrire un livre n’est pas une course à la perfection, mais un cheminement personnel. Certes, ces pièges sont nombreux, mais ils ne sont pas insurmontables.

Désormais, tu connais les écueils classiques. À présent, il ne te reste plus qu’à te lancer, avec bienveillance envers toi-même et détermination. N’oublie pas : chaque page écrite est une victoire, chaque obstacle surmonté te rend plus fort. Alors prends ton stylo ou ouvre ton ordinateur, et commence. Ton histoire mérite d’exister.

Aube RENIA

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